lundi 9 janvier 2012

Microcosme, le retour avion-ique

Ça fait quelques jours que je suis revenue à Paris. Il m'a fallu tout ce temps pour me remettre du décalage horaire. Personnellement je réagis au jetlag seulement quelques trois jours plus tard. Je crois qu'à chaque fois que j'atterris quelque part je suis beaucoup trop sur l'adrénaline pour me rendre compte que je suis décalée. Ce matin, il m'a fallu l'ultime tentation d'aller petit-déjeuner chez le boulanger qui fait la troisième meilleure baguette parisienne (certifiée de 2010, oui oui.) pour réussir à me sortir du lit vers les 9h. Malheureusement, on est lundi et c'était fermé, whatsup Starbuck.
Bref, tout ça pour dire que j'ai réfléchi à l'avion. Ça paraît anodin mais c'est tout un monde qui se construit le temps d'une traversée d'océan. Un microcosme pour tous ceux qui sont confinés dans le fond de leur inconfortable siège, une petit monde pour les hôtesses qui peuvent jauger de tout le monde et se déplacer, elles. (Aucune offense envers les hôtes de l'air [je sais qu'on les appelle des agents de bord, mais je trouve ça poche pour les hôtesses], le féminin est ici employé afin d'alléger le texte.) Chaque assis crée une relation plus ou moins conflictuelle avec les quatre ou cinq personnes desquelles il est entouré. Au début du vol, quelques regards volés ou ignorés, on repère tout de suite celui qui tousse et les enfants. Les indésirables. Ensuite, on observe discrètement son voisin. Trop d'épaules (quel voisin d'avion Air transat n'a pas les épaules trop larges?), odeur: ok (souhaitons-le), manies: ça peut aller, regard-eux de films ou pas? musique ou pas? dormeur ou non? le pire: ceux qui te parlent. Oui, ne le nie pas, un voisin d'avion qui parle c'est le pire. Je sais que tu le nies dans ton coeur mais c'est vrai. (Pensée pour Alexandre que j'ai rencontré dans l'avion parce que je lui parlais.)
La deuxième évaluation des voisins survient au moment du repas. Que choisissent-ils (sont-ils en train de dormir?) ? Ont-ils faim ou sont-ils simplement en train de s'ennuyer à un point tel qu'ils mangent leur désespoir? trempent-ils leur pain dans leur sauce? Mangent-ils leur légumes?
Je vous le dis TOUT est sujet à jugement dans un avion. Même le moment du décollage et de l'atterrissage. Moi, j'oublie le moment en regardant les réactions de mes voisins. Les voisins sont les pires emmerdeurs et les meilleurs divertissements dans un vol. Oubliez les films classés B et les Gags Juste pour rire qui ne font pas rire, observez les voisins. Même pas besoin de le dire, tout le monde le fait déjà.

OH! Allais-je oublié la fréquence des allées au toilette de chacun. Seigneur, tout savoir de quelqu'un c'est savoir s'ils sont «pisse-minute» ou non. (Je pense à Gérard ici, Depardieu de son grand nom.)

L'ultime étape, la séparation finale, le zénith, c'est le carrousel des valises. Le moment où l'on voit le type et le motif des valises, les manteaux et les vêtements qui étaient cachés jusque là, et si les gens ont leur chien avec eux. Tout est dit, tout le monde sait tout sur les autres.

Bref, tout le monde se quitte, vont vers leur autre vie, celle qui est à l'air libre. Et dans cette vie, je suis de retour à Paris, l'impression d'un printemps en janvier... je retrouve avec joie ma petite chambre, des visages connus, d'autres moins. Pleins de projets, un voyage à Craco-vive-la-vie! Une envie de Berlin. Bientôt, je compte là-dessus.
Bref, pleins d'enthousiasme. Pour moi et pour tout le monde.
Bref, Paris c'est bien. Contente d'être de retour. (Même si j'aime Montréal, no worries.)

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