En relisant mes billets précédents je me suis rendue compte combien l'attente y était omniprésente. Sujet que je ne cesse de ressasser à tort et à travers, encore et encore, moi-même je n'en peux plus!
Pourtant, il ne s'agit que de cela avant le départ. Une grande période de latence qui n'en peut plus de finir et qui, lorsqu'elle devient trop exacerbante (oui, le non-évènement peut être épuisant) exige l'expression d'elle-même à travers ces quelques mots. L'auto-analyse de ce (début de) blog me permet de constater deux choses; la première, c'est que tout se fait à travers les grandes étapes de la préparation, bien évidemment. La seconde, c'est que les zéniths de mon attente se font de façon presque ponctuelle, toutes les trois ou quatre semaines. Pour être tout à fait froide et logique, je dirai que c'est à chaque mi-mois, soulignant un autre pré-anniversaire de départ.
Pour être plus pseudo-philosophique, je dirais qu'il s'agit d'un cercle vicieux spiralique. Ce sont toujours les mêmes étapes qui se répètent avec plus ou moins d'intensité. En attendant d'atteindre le centre de la spirale, le départ. Je ne dirais pas que c'est ridicule, ni ridiculement répétitif, mais plutôt ridiculement cliché. À quand la grande expérience que personne n'a jamais vécu et que je pourrai enfin décrire de long en large en vous narguant de vivre pleins de belles choses exceptionnelles et pas vous?
Pfff... Retour à mon grand thème lassant. Attendre de vivre, quoi.
Je suis maintenant dans un dilemme idiot, choisir la date où j'arrêterai de travailler pour me consacrer entièrement à mon départ et à mes proches. La connerie de la chose réside dans le fait que ça fait des mois que je pense à ce que je mettrai dans ma valise et que tous sauf moi recommenceront l'école fin août (plus que deux semaines na-na-na-na-nèreeee). Je peux bien travailler jusqu'à la veille de mon départ, mais je ne serai pas tenable derrière mon bureau. Je n'aurai aucune concentration, je le vois d'ici. En même temps, rester chez moi à penser, je ne pense pas que ce soit pour le mieux.
Solution: Repousser stratégiquement la date où je devrai annoncer ma date de démission.
Maturité, bonjour!
Constatation 1: Mes dilemmes quotidiens sont risibles.
Constatation 2: Quand on n'a plus qu'à penser aux possibilités qui s'ouvrent devant soi, on est fin prêt à partir.

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