Après près d'un mois de silence radio, je me décide à réécrire.
À partir de mon bureau.
Aucune chance de sortir de belles grandes phrases inspirantes aujourd'hui, j'ai le cerveau mort et le service à la clientèle qui se fait aller.
Bien des développements du côté de Paris, de mon Paris en fait. Pas de bourse, mais un soutien financier inattendu = pleins d'imprévus, une montagne russe d'émotions pour finalement être en paix et officiellement préparer mon vrai de vrai voyage qui n'est plus un rêve.
À trois mois du grand départ (pour de vrai de vrai de vrai, je le répète) je me retrouve à mettre quelque peu mon été sur la glace (qui fondra rapidement vu le facteur humidex de ces jours-ci) et à travailler comme une folle en rêvant au 15 septembre. À croire qu'une fois là-bas, ça y est, je trouverai l'inspiration miraculeuse pour ma maîtrise, que je deviendrai une photographe aguerrie, que je terminerai mon premier roman et que je serai à tous les événements culturels que la Ville Lumière offrira. Ou, en fait, offrira gratuitement (économie oblige). Oh! et que je ferai du vélo tous les jours. Et que je préférerai marcher plutôt que de prendre le métro. Et que je ne mangerai plus jamais au resto. Et que je me nourrirai de fruits et de légumes, pas de pâtes. Et que je serai la mieux habillée sans jamais dépenser un sou dans des boutiques de vêtements. Et que je deviendrai la muse de quelqu'un (ça, c'est obligé.)
Bref, je me fais des listes, comme ça, de tout ce que je ferai pendant la prochaine année, et je me rends compte que ces listes, la majorité des gens font la même pour l'été, simplement l'été. Je pense à cet article du Nightlife qui m'avait bien fait rire. Ce sont toujours des projets mirobolants, un peu impossibles à atteindre et qu'on ne voit pas ne pas se réaliser et qui, au final, tombent à plat. C'est à chaque fois un nouveau départ estival qui finit par n'être que la suite de l'hiver et du printemps. Je ne sais pas si c'est caractéristique à Montréal ce besoin de renaître à chaque saison, mais quand l'été arrive c'est quelque chose. Et quand il finit, c'est dramatique. Surtout quand personne n'a atteint ses objectifs estivaux.
Mais moi je dis non, de cet élan de positivisme qui caractérise ces jours-ci. Je réaliserai tout ce que j'ai dit plus haut parce qu'un échange c'est un nouveau départ, ce n'est pas seulement un break entre deux hivers, c'est, dis-je bien, une nouvelle vie à créer, de nouvelles habitudes à prendre. Ainsi dans un an et un mois, jour pour jour, je reprendrai l'avion direction YUL à Charles-de-Gaulle dans le terminal 3, certes, mais je vais quand même être ultra cool parce que dans ma valise je rapporterai un génial sujet de maîtrise (et une lettre d'acceptation...), des photographies incroyables (témoignant de souvenirs impérissables), mon premier roman (publié chez Gallimard, collection blanche, for sure.), j'aurai été dans tellement d'expos, vernissages, théâtres, cinés etc. qu'un artiste sexy m'aura choisi comme source d'inspiration infinie (ça va de soi), j'aurai des mollets d'aciers pleins de vitamines fruitières, et j'aurai appris à faire des merveilles avec des tissus, des chapeaux, des collants et des rubans.
Et sur ce, enjoyez l'espoir.

C'est tellement beau de te lire tu me fais capoter !
RépondreSupprimerSi jamais certains de tes rêves ne se réaliseraient pas ne t'en fait pas la vie te réserve d'autres surprises qui arriveront autrement, différemment, à un autre endroit ou à une date indéterminée (avant ou après mais sûrement !
Je t'aime beaucoup,
Papa X