mardi 11 octobre 2011

Ambassadrice

Cette semaine, j'ai eu mes premiers salons étudiants en tant qu'ambassadrice de l'UdeM.
Vanter les mérites de l'université que j'ai quitté avec plaisir, dessiner le portrait de Montréal, ville qui ne me manque pas, et convaincre de jeunes lycéens de vivre la plusss meilleure expérience de leur vie chez nous, wow. Bon, j'exagère un peu mais ça reste étrange vu que ça ne fait qu'un mois que j'ai quitté la mère-province.
En tant que tel, c'est plutôt amusant de voir débarquer des centaines d'étudiants (et leurs parents) pour venir s'informer sur l'uni. D'abord, il faut dire que la plupart, même ceux qui sont extrêmement intéressés à venir à l'UdeM n'ont aucune idée de ce qu'est Montréal à part le froid. Et même là, ils n'ont pas idée de quel froid il s'agit. C'est donc beaucoup dans l'idée d'un avancement scolaire qui les anime, d'une possibilité de rentrer dans un programme qui leur serait refusé en France qu'ils viennent s'informer. Non pas pour (attention, énumération des mes belles idées naïves:) en apprendre plus sur une nouvelle culture, un nouveau pays, un nouvel enseignement, la possibilité de vivre un nouveau rythme, d'apprendre à aimer l'hiver etc. etc.
Ce qui me fait surtout rire c'est le nombre de parents qui viennent pousser leurs enfants à s'informer, ou qui viennent seuls dealer l'avenir de leur progéniture. «-Bonjour!
-Bonjour, ma fille va faire médecine.
-Le programme de l'UdeM en médecine n'est pas ouvert aux étudiants étrangers, désolée. Par contre...
-Adieu.»
Ou bien:
«-Mon fils va aller étudier au Québec.
-Très bien, dans quel programme?
-Peu importe, qu'est-ce que vous offrez?»

Hon. Mauvaise langue que je suis.

Mais pour ce qui est des salons en tant que tel, Paris n'était qu'un immense amas de gens qui se succédaient sans arrêt. Une journée épuisante! Mais j'ai tellement aimé ça quand même. Les gens arrivent avec des questions tellement candides, et je leur sors mes réponses toutes faites avec une série d'exclamations qui les excitent et leur donnent envie de voir de quoi je parle, j'en suis certaine.

Le lendemain de ce salon, je suis partie pour Nantes où le lendemain un autre salon m'attendait. J'ai pu visiter la ville un peu, explorer un château et lire Proust dans l'herbe. Bonheur!
Et puis, le drame se produit (j'entends par drame, anecdote beaucoup trop drôle pour ne pas être racontée mais vraiment insultante sur le coup.):
Le soir après le salon nantais, je retourne (épuisée) à mon hôtel où j'ai droit à une chambre de luxe (yé!). Juste avant de rentrer, je vais chercher des plats à emporter pour manger en écoutant les Tudors. J'arrive à ma chambre et la serrure est brisée. La clef tourne dans le vide. Je retourne à la réception, explique le problème, on appelle le manutentionnaire. Qui rappelle en disant qu'il faudrait plutôt un serrurier. Bref, une heure plus tard, un repas froid dégusté dans le hall de l'hôtel et une série de salutations malaisantes de la part des autres clients dudit hôtel, la serrure est cassée, changée et je suis enfin seule dans ma chambre. Verre de Chardonnay, un épisode des Tudors, dodo.
Et là, un homme entre dans ma chambre. Oui, oui, avec la clef. Quand j'immerge de mon sommeil, je ne comprends ABSOLUMENT pas ce qui se passe. Je finis par comprendre qu'on s'est trompé entre deux réservations et qu'on a donné la mauvaise clef au client-intrus.

Illogisme 1: tout le monde de l'hôtel me connaît ma chambre et moi puisque tout le monde a assisté à mon repas quelques heures auparavant.
Illogisme 2: ils ont changé la serrure, et j'ai ma clef dans ma chambre. Ils ont certainement dû en chercher une autre pendant longtemps avant de trouver celle qui a ouvert ma porte à minuit.

Bref, je finis par descendre demander une infusion parce que je n'arrive pas à me rendormir, puisque ma porte semble ouverte à tous (oui, j'exagère, mais j'ai le droit.).
La réceptionniste se confond en excuse, m'offre tout ce que je veux et me demande si je souhaite qu'elle me réveille le lendemain matin. J'accepte, téléphonez-moi à 5h50 (je devais prendre un bus à 6h45). Sans souci madame! Dormez-bien,
Ouais, ouais.
Le téléphone sonne, je réponds. Bonjour, c'est l'heure de vous lev... merde! c'était à 5h50? il n'est que 5h20! je me suis trompée! je suis confondue mademoiselle! rendormez-vous, je vous rappelle dans une demi-heure!
Putain.
Je finis par me réveiller (encore une fois) à la bonne heure cette fois, je vais prendre une douche et, évidemment, il fallait qu'il n'y ait pas d'eau chaude.
PUTAIN DE MERDE.

Conclusion, je suis rendue à Rennes, dans un petit café miteux où le Wifi fonctionne environ une minute puis s'éteint à attendre que le salon commence, en me nourrissant de caféine vue la nuit exemplaire que j'ai passée dans cet hôtel de luxe. Ouin. FAIL.

Whatever, je retourne à Paris dès ce soir. Oh! mais non, il y a la grève de la SNCF aujourd'hui. EPIC FAIL.

PS: je vais dire heureuse quand même parce que j'aime ma job, j'aime sortir de Paris pour les salons, mais en ce matin sans sommeil, mots d'encouragement bienvenue!

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