Bon, malgré le titre de ce blogue, son thème, l'obsession qui y est omniprésente, encore et encore, j'ai décidé d'écrire sur autre chose aujourd'hui, autre chose que Paris-chéri.
Parce que, en fait, j'ai vécu une Expérience, avec un grand E.
La semaine dernière, se promenant dans le Quartier Latin complètement cirqué, complètement humide et complètement typique des étés montréalais que l'on espère trop fort au printemps et qu'on est content de quitter à l'automne, nous [ami et moi-même] croisons un itinéraire-voyant-tireur de cartes. On décide d'aller le voir. Je pense que c'était pas une bonne idée. Surtout pour mon équilibre d'aura ou de karma, je ne sais pas trop.
Le fait est que, depuis quelques semaines, le futur se faisant attendre un peu trop longuement à mon goût, j'ai eu envie d'en avoir un aperçu, tout de suite. Bien que les sites de tarot en ligne gratuits soient abondants, on dirait que j'ai un doute sur leur efficacité/véracité. Vous me traiterez de sceptique peut-être, n'empêche que je trouve ce hasard web trop... aléatoire pour moi. Bref, bulle au cerveau aidant, je trouvais ce monsieur-de-rue plus fiable, il faut croire.
Après un troc douteux, on se présente tous, chat-avec-pouces compris, enchanté-enchanté. On nous explique ce qu'est le tarot égyptien, le seul vrai, parait-il. Ensuite, je n'ai rien compris de ce qui s'est passé (il faut dire que je ne comprenais pas ce que le monsieur disait, dans le sens que je ne comprenais pas les mots qu'il utilisait, même s'ils étaient en français. Disons que la communication était chose ardue). Entre trois ou quatre marmonnements, je saisis que je lui fais penser à sa mère (ouch.), et qu'il n'a pas l'air d'avoir réglé son complexe de Jocaste parce qu'il a passé la demie-heure suivante à m'insulter. Il y a eu un genre d'enchaînement d'envolées lyriques, des histoires de vie, de mort, de haine (contre moi, de tout évidence) et, dans tout le fiel qu'il m'a déversé dessus, j'ai eu droit à un extrait des Boys (marke-ke-ke-ting) et les Chevaliers de Colomb ont débarqué dans l'histoire.
Je crois que c'est à ce moment-là que j'ai commencé à chanter dans ma tête.
J'ai fini par piger une carte, la Passion à l'envers, j'ai jamais su si c'était positif ou négatif.
Après, il m'a attribué l'équilibre - avec des épées, je crois... mais dans le passé. Pas compris, j'ai pas compris.
Pas d'explications, surtout pas de sourire, mais j'ai quand même eu le droit de caresser le chat-avec-pouces. Je suis sûre qu'il avait des puces.
Je suis sûre que le chat m'a jeté un sort. Parce qu'après ça, j'ai paniqué (un peu. Beaucoup?). Je suis sûre que j'ai une mauvaise aura, ou quelque chose du genre. Ou, genre, qu'il m'en a donné une mauvaise, parce qu'il me semble que j'ai du déjà en avoir un bonne. Ou qu'il y a un spectre qui me veut du mal. Ou que j'ai trop joué au Ouidja. J'ai un ami, comme ça, il a pas dit bye à Gerry Boulet et depuis il hante la maison de ses parents.
Déstabilisée, la fille.
Donc, j'ai pris rendez-vous avec une astrologue. Qui a une maison, genre. En écrivant ça, j'ai un doute, une maison, me semble que c'est pas une preuve de fiabilité absolue.
Bof.
Whatever.
De toute façon, je crois pas à ces affaires-là, tsé.

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