samedi 21 mai 2011

L'excitation

Mesdemoiselles, Messieurs, mes chers tous,

Le décompte est commencé. Le décompte jusqu'à la réponse, ultime, de la bourse de mobilité est commencé. L'une de mes amies a reçu sa lettre ce vendredi, l'a ouverte autour de deux heures ce soir-là (je ne sais pas comment elle a fait pour dormir cette nuit). J'attends la mienne.

vendredi 6 mai 2011

Bonjour Paris!

Échange étudiant, Université de Montréal versus Sorbonne-Paris IV.

À quelques mois du grand départ, à quelques semaines de l'excitation incommensurable qui m'assaillira immanquablement, à quelques jours (j'espère!) de la réception de la fâââmeuse bourse de mobilité que l'on attend tous impatiemment, à quelques heures de ne me trouver toujours aucun emploi estival stable qui financerait l'échange en question.

La préparation.
La première étape, peut-être la plus importante (qu'en sais-je encore!?), n'est qu'espoir. N'y a-t-il que chez moi qu'il y ait le sentiment que la panoplie de formulaires, d'attestations, de paperasse, que tous ces efforts ne se basent que sur un espoir? Grandiose, soit. Mais hypothétique.
La frénésie que j'ai, comme d'autres, à inspecter tous les jours les sites de la cité universitaire, de la Sorbonne (mon amour, j'arrive bientôt), de la ville de Paris, en plus des multiples vidéos YouTube sur le thème Erasmus, s'approche du pathétisme. Et malgré ça, la ville Lumière m'appelle encore, me crie de venir l'habiter. Le prochain film de Woody Allen, la sortie guide parisien d'Inès de la Fressange, le résultat des dernières élections qui invite tous et chacun à quitter le pays, la découverte du passage d'Hubert Aquin à la Maison des étudiants canadiens à Paris, le film Café de Flore qui sortira en juin, Laurence Anyways. Les signes sont partout!

Tous, sachez qu'être en attente d'un échange, c'est une drogue au quotidien. Une paranoïa calculée.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, à quand la confirmation ultime du grand départ? et du même coup, à quand la confirmation de la raison de vivre de ce blog?
Car, juste entre nous, ce n'est qu'un papier de plus à remplir en attendant d'attendre de partir.


Je vous salue Marie, Jésus, l'âne, le boeuf, même la paille, priez pour nous, pauvres étudiants en quête d'appartements parisiens, maintenant et à l'heure de la bourse. Amen.